J'ai le blues...

Aujourd'hui les articles fleurissent sur mon blog.

Parce que j'ai le blues.

Parce que j'ai la haine.

Alors j'écris.

J'ai envie d'écrire, ça me calme, ça m'apaise, comme si j'écrivais une lettre d'adieux, comme si je rendais un hommage, comme si tout ce que je mets sur papier avait le don de sortir de moi pour rester gravé sur la feuille...

Alors j'écris.

Je vomis des mots sur un carnet noir, je crache des phrases sur un cahier de brouillon.

J'écris ma vie au fur et à mesure qu'elle défile pour ne rien emmagasiner dans ma tête et dans mon coeur puisque le moral et les sentiments sont les plus touchés en ce moment.

Je me soulage. Certains se mutilent, moi...

J'écris.

C'est pas drôle ce que j'écris. Je sais. Mais tout n'est pas toujours drôle. Aujourd'hui, j'ai pas envie de faire de l'humour (mais bon mon humour est pô drôle de toute façon, y a que moi qui le comprend!) alors je fais dans la dramatisation.

Ma vie n'est pas une comédie, c'est une tragédie.

Il faut un scénario pour que je puisse jouer le rôle de ma vie.

Alors j'écris.
J'ai le blues...

# Posté le mercredi 16 mai 2007 14:10

Eh oui! C'est pas un scoop hein?

Eh oui! C'est pas un scoop hein?
Pourquoi dit-on que c'est la vie, pas le paradis?

Parce que si la vie c'était le paradis, la mort n'existerait pas, n'est-ce pas?

Moi ma vie est ma vie, ma vie c'est... quoi au juste?

Une alternance de petits bonheurs et de grands malheurs?

Oui je crois...

Besoin de soutient mais c'est moi qui doit soutenir les autres, ceux qui se sentent délaissés, ceux qui se sentent incompris, ceux que j'ai oublié d'attendre deux ou trois fois et qui viennent pleuré dans mes bras... Pour ça... En me disant qu'ils ont besoin de soutient...

Et moi, alors?

Est-ce que je suis allée pleurer quand je me suis sentie seule, laisse de côté, alors que ça allait mal dans ma vie?

Et moi, alors?

Qui vient de subir l'épreuve de la mort... Et même pire... Celle de donner la mort... L'euthanasie...

Dire que deux jours après cette souffrance, y a des personnes qui viennent me pleurer dans les bras parce que je les aies pas attendu à la fin d'un cours en me disant que ces temps-ci elles ont vraiment besoin de soutient...

Alors que moi j'avais qu'une envie, partir devant ou rester à côté, pour ne pas avoir à parler... Et même pire... Pour ne pas avoir à consoler les autres...

C'est la vie, pas le paradis...

Sinon la mort n'existerait pas...

# Posté le mercredi 16 mai 2007 13:42

/!\ WARNING /!\

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Attention aux trois articles qui suivent, ils sont totale déprime...

Peuvent paraître choquants...

Mais racontent le drame de ma vie...

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# Posté le mercredi 16 mai 2007 13:17

La deuxième fois est toujours pire...

La deuxième fois est toujours pire.

Parce que la première fois est une découverte, tu ne connais pas, tu explores, tu fais connaissance. Tu as mal, bien sûr, tu te dis "Pourquoi moi? Pourquoi lui? Pourquoi ça?"
Tu te demandes surtout pourquoi, tu poses des questions, tu ne comprends pas. Alors tu souffres la perte d'un être cher, tout simplement.


La deuxième fois, tu es plus vieux, tu es en âge de comprendre les choses de la vie. Et c'est à ce moment-là que tu trouves la réponse à tes questions. Tu as déjà vécu cette situation, alors tu sais que tu vas souffrir deux fois plus, cette expérience va te rappeler la première fois.
Et après, tu souffres la perte de deux êtres chers et la fatalité de la vie.


La mort, c'est comme un texte.
La première fois tu découvres, tu explores. Tu lis, tu vis. Tu ne comprends pas tout.
Alors tu saisis le thème principal, tu pleures une perte.
Et puis tu relis le texte, tu revis la mort.
Tu reviens sur certains détails, sur certains vécus.
Et tu saisis mieux le texte, tu réalise mieux la mort.
Tu comprends tout.
Alors tu trouves un sens à l'histoire, tu pleures le deuil.

J'avais 12 ans lorsque Mabelle est morte. D'un cancer. Ou plutôt de l'opération pour un cancer, une opération qui a mal tourné parce qu'elle a été très mal gérée. Une boucherie, a dit ma mère. Dans un cabinet qui avait peu de moyens et qui n'avait aucun esprit humain. Des vétérinaires qui te balancent la nouvelle à la figure sans précautions, qui te regardent pleurer avec un air exaspéré, pas un sourire, pas un mot. Du jour au lendemain, on passe de tout à rien. De la vie à la mort. Plein d'espoir. Un bref coup de fil. Plus d'espoir.
Moi j'ai pleuré un vide, un manque de sécurité, un manque d'amour à donner, un manque de jeux de balle, le vide d'une présence, d'un être que j'ai aimé.


Maintenant j'ai 15 ans à la mort d'Hahinang. Deux de ses camarades sont déjà morts de maladies. Il a été dépressif penant plusieurs semaines qui ont suivies le décès de Mabelle. Il se laissait mourir, se cachait, évitait tout contact. Puis on a réussi à lui faire reprendre goût à la vie. Mais il en est ressorti affaibli. La vieillesse et le chagrin sans doute. Il y a un mois, on pris un chiot de 5 mois à la maison. En espérant que ça lui redonne un petit coup de jeune. Ca été l'effet inverse. Devant cette boule d'énergie, il s'est senti inutile, incapable de se défendre lorsqu'il lui sautait dessus pour jouer. Alors il se trainait d'un bout à l'autre de la maison pour l'éviter, il dormait sans cesse, il a cessé de boire et manger. Son état déclinait de jour en jour. On le sentait de plus en plus fatigué, de plus en plus mal.
Jusqu'à ce jour fatidique, le 12 mai 2007, où, voulant éviter le saut du chiot, il a fait une chute de la terrasse. 3 m de vide amortis par un tapis de mauvaises herbes. Les cervicales et le bassin ont été touchés. Pas cassés, mais abimés. L'entendant gémir, le voyant boiter, l sentant au bout du rouleau, nous avons décider, le 14 mai 2007, de mettre fin à ses souffrances et de le libérer du lourd fardeau de la vie.


Qu'il puisse rejoindre ses vieux camardes qui nous ont quitté quelques années plus tôt.
La deuxième fois est toujours pire...

# Posté le mercredi 16 mai 2007 10:11

Putin de merde tout me fait chier la mort en particulier.

Putin de merde tout me fait chier la mort en particulier.
[ 14/05/07 ]

Journée de merde.

Putin de mort trop dégueulasse.

Toujours là à te guetter, derrière chaque volet, à chauqe coin de rue, à travers chauqe fenêtre.
Dissimulée à un carrefour, dans une bombonne de gaz, sous un couteau de cuisine; ou même simplement derrière ta porte.
Surgie de nulle part, de l'ombre, des entrailles de la Terre, du fond de l'enfer.
Au moment où tu nen as pas besoin, où tu t'y attends le moins, où tu te crois heureux alors qu'il n'en est rien.Et que le pire reste à venir.
Pour te prendre cux que tu aimes, ces être chers qui ont fait ta vie et tes souvenirs, qui 'ont fait grandir et espérer.
Avant de repartir avec son trésor dérobé pour aller ailleurs, dans l'inconnu, dans l'infini.


Sûrement dans un monde meilleur puisque personne n'en est jamais revenu.
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# Posté le mercredi 16 mai 2007 09:41

Modifié le mercredi 16 mai 2007 10:19